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Alors que le centenaire de la Première Guerre mondiale prend fin, une nouvelle ère de la mémoire s’ouvre pour le département de l’Aisne. Depuis la fin de la Grande Guerre et les premiers pèlerinages, de nombreux monuments commémorant des unités ou des faits d’armes ont été érigés sur l’ensemble du territoire donnant lieu à de nombreuses cérémonies.
Programmée d’abord en 1938, l’exposition du progrès social montre, à Lille et Roubaix, de mai à octobre 1939, la capacité technologique de la France qui s’est reconstruite à partir de 1918. Le parc Barbieux à Roubaix accueille le village des départements ayant subi des destructions durant la guerre, dont le pavillon de l’Aisne qui figure un foyer social idéal.
En 1917, Anne Morgan, fille du célèbre banquier américain John Pierpont Morgan, se mobilise en faveur des populations civiles françaises et crée avec son amie, Anne Murray Dike, le Comité américain pour les régions dévastées (CARD) afin de venir en aide aux populations civiles de l’Aisne particulièrement touchées par les destructions et les difficultés de ravitaillement.
Le sol et le sous-sol conservent une marque indélébile des aménagements militaires réalisés au cours de la Première Guerre mondiale. Dans le département de l’Aisne, les opportunités de mettre en évidence et d’étudier les vestiges de la Grande Guerre, souvent très bien conservés, se révèlent nombreuses.
L’ampleur globale des destructions dans l’Aisne est incontestablement sans précédent au lendemain de la Première Guerre mondiale. L’histoire de la guerre, les batailles, les destructions, les mémoires aussi, ont contribué à façonner l’identité territoriale de ce département.
Le colloque organisé par la Société Historique de Soissons propose d'étudier la première phase de ce qu'on a appelé la reconstitution. Cette période, que l'on peut situer entre 1918 et 1920, est en quelque sorte celle de la reconquête et de l'organisation d'un pays dévasté. Immense, ce sujet touche à la fois à l’action de l'État et à l’initiative privée.