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La tour observatoire du Plateau de Californie, à Craonne (Aisne)
[Plateau de Californie] Sur la tour observatoire, mai 2016
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La tour-observatoire de Craonne

La tour observatoire du Plateau de Californie, à Craonne (Aisne)
[Plateau de Californie] Sur la tour observatoire, mai 2016
la tour observatoire vue du ciel (Plateau de Californie)
[Vue aérienne] La tour-observatoire, Août 2016
Vue sur la tour observatoire dominant la vallée
[Craonne] La tour-observatoire vue de la Vallée, nov. 2014
Observatoire sur le plateau de Californie (Aisne). Au premier plan, un casque allemand troué, des bandes de mitrailleurses et des fusils
[Craonne, après guerre] Observatoire sur le plateau de Californie. Au premier plan, un casque allemand troué, des bandes de mitrailleurses et des fusils.
Vue depuis la tour-observatoire du Plateau de Californie, Craonne
[Craonne] Vue depuis la tour-observatoire, Plateau de Californie, Novembre 2016

Inauguré le 16 avril 2013,  la tour-observatoire domine le plateau de Californie, haut lieu stratégique de la guerre sur le Chemin des Dames. D'une hauteur de 20 mètres librement accessible, elle permet une approche historique des paysages et rappelle l'importance des points hauts durant la guerre. Elle donne également aux visiteurs qui en font l'ascension un point de vue incomparable sur le village de Craonne en contrebas, mais également sur le Chemin des Dames et la plaine de Champagne...

Equipée en son sommet d’un phare de couleur bleue, mis en service la nuit, la tour observatoire constitue un signal de mémoire dans le paysage. Permettant le jour d’embrasser du regard la plaine de Reims, elle est, dans un mouvement inverse, visible la nuit depuis cette plaine. 

Plateau de Californie
[Accessible par un sentier piéton]
02160 Craonne

Coordonnées GPS :
49° 26' 50,790" N / 3° 47' 16,681" E

Accès libre (du lever au coucher du soleil)

Gratuit

Mikado de bois de 20 mètres

La structure de la tour est un mikado de bois modulable dans l’espace dont l'organisation a été choisie en fonction de la configuration du terrain et des orientations des points de vue. Les dimensions des marches et des main-courante facilitent son ascension, et brise la sensation de vertige qui pourrait en résulter.

Pour cet équipement implanté parmi les arbres, le bois s’est imposé. Des matériaux renouvelables ont été sélectionnés : pin lamellé collé en longues béquilles, poteaux poutres moisés, mélèze pour les marches et bois exotiques (Massaranduba, Cumaru, Ipé,  Doussié...) pour les paliers et garde-corps. Ces essences issues de Guyane française sont labellisées, leur exploitation est contrôlée.

Le dispositif d’assemblage des éléments de structure allie résistance mécanique, légèreté structurale et discrétion du système de fixation. Il assure une grande pérennité des ouvrages, les organes de liaison étant à l’abri des intempéries. La tour-observatoire a été mise en œuvre en quelques mois à partir d’éléments pré parés en usine et réassemblés sur place. Elle résulte du travail de quatre partenaires spécialisés : pour la conception, Jacques Coulon et Linda Leblanc ; FRANCIAL pour l’assemblage des bois exotiques et SIMONIN Frères pour les structures de lamellé collé.

 

[…] Conserver les observatoires que nous étions parvenus à enlever au bord de la falaise entre la ferme du Panthéon et la cheminée d’aérage du canal, entre Cerny et le poteau d’Ailles, et sur le petit éperon d’Heurtebise ; réduire les trois poches allemandes, à la ferme Froidmont, aux Vauxmerons et à la sucrerie de Cerny qui assuraient elles-mêmes des observatoires à l’ennemi ; nous maintenir sur les plateaux de Vauclerc, des Casemates et de Californie. Le tracé des lignes nous assurait des vues et nous permettait presque partout un échelonnement de notre résistance en profondeur. Mais il présentait des sinuosités défavorables : une étroitesse qui ne laissait aucun recul, un horizon bouché par la crête que l’ennemi avait conservée et d’où il nous regardait. Les Allemands se proposaient naturellement de nous arracher nos observatoires, de nous repousser vers les ravins à la tête desquels ils se réinstalleraient eux-mêmes pour mieux voir, de nous rejeter des trois plateaux entre Heurtebise et Craonne. Ainsi se déterminaient quelques points de friction autour desquels s’entretint tout l’été la bataille du Chemin des Dames. […]

René-Gustave Nobécourt, Les fantassins du Chemin des Dames, “La bataille des observatoires et des plateaux”, Luncray, Bertout, 1983, 446 p., p. 248.
 

 

 

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