Paul FLUCHOT
Sous-lieutenant - Armée française
Date du décès :
Commune du décès :
Cauroy-lès-Hermonville
Circonstances du décès :
Au secteur du Godat
État-civil
Nom :
FLUCHOT
Prénom(s) :
Paul
Date de naissance :
Commune de naissance :
Brochon
Département ou province de naissance :
Côte-d'Or
Service militaire
Armée :
Armée française
Grade :
Sous-lieutenant
Régiment :
44ème Régiment d'Infanterie
Compagnie :
3e Compagnie
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Décès
Date du décès :
Circonstances du décès :
Au secteur du Godat
Lieu du décès (Commune) :
Cauroy-lès-Hermonville
Lieu du décès (Département) :
Marne (51)
Autres informations
Informations complémentaires :
Après une période d'instruction au camp de Mailly, la division est amenée dans la région nord-ouest de Reims.
Dans la nuit du 15 au 16 avril 1917, le 44ème R.I. occupe les parallèles de départ du secteur du Godât qu'il a organisées en vue de l'offensive. Il est à l'aile gauche de la 14ème D.I., qui a pour mission de s'emparer du fort de Brimont en le contournant par le nord.
Son objectif final est la grande route de Reims à Neufchâtel, à 7 kilomètres du point de départ. Il est défendu par une première position étayée de points d'appui solides, par trois positions intermédiaires et des bois organisés ; plus de deux ans d'immobilité ont permis à l'ennemi de pousser jusqu'à la perfection ses lignes de défense, qu'une artillerie nombreuse a encore récemment renforcées.
Le 16 avril 1917, à 6 heures, le régiment, d'un seul bond, sort des places d'armes et monte à l'assaut.
Le lieutenant-colonel NIÉGER est, peu après, grièvement blessé sur la deuxième ligne allemande. Le commandant DE PELACOT prend alors le commandement.
À peine le 2ème bataillon de tête a-t-il enlevé la première position du Bois-en-Potence où son chef, le commandant VERGNE, trouve la mort, que les deux autres bataillons le dépassent.
Le 3ème bataillon, à gauche, s'empare d'une partie du Bois-Séchamp, mais il est obligé de stopper, le mont Spin restant toujours aux mains de l'ennemi. Il résiste là, toute la journée, à de furieuses contre-attaques et, sous le martèlement de l'artillerie ennemie, s'accroche au terrain dont il ne cède pas un pouce.
Le 2ème bataillon progresse vigoureusement à droite, constamment en avance sur l'horaire prévu. Il enlève successivement la partie sud du Champ-du-Seigneur, une ligne de tranchées intermédiaires, la voie ferrée de Reims à Laon et, avec quelques éléments du 3ème bataillon qui opèrent en liaison avec lui, il aborde les bois de la Grande-Tournière et de la Grande-Navière ; il s'en empare en même temps que des batteries allemandes encore en action.
Mais la situation est critique. Cette progression rapide de 4 kilomètres laisse le flanc gauche découvert. Pendant que le 1er bataillon s'organise hâtivement, le 2ème bataillon qui, malgré de lourdes pertes, a formé quelques groupes de combat, tente, avec des effectifs valeureux mais bien faibles, de boucher ce trou de 4 kilomètres et de se relier avec le 3ème bataillon.
Une forte contre-attaque ennemie se déclenche, un léger mouvement de repli est prescrit pour permettre à la division de se rallier et d'offrir une meilleure résistance. Sur cette nouvelle position, le régiment éprouvé s'installe, soutient vigoureusement le combat pendant plusieurs jours, et enraye la poussée de l'ennemi.
La journée du 16 avril donne au régiment 550 prisonniers, dont 1 chef de bataillon et 8 officiers, plus de 30 mitrailleuses, un grand nombre d'engins de tranchées et 5 batteries d'artillerie de divers calibres.
Le 44ème R.I. a perdu, dans cette même journée du 16 avril 1917 : 50 tués [dont 4 officiers : capitaine adjoint-major Auguste MONDIN (3ème Bataillon), Sous-lieutenants Isidore Henri Lucien PENIN (2ème Cie), Paul FLUCHOT (3ème Cie) et Antoine Marius ANGELETTI (6ème Cie)] – 489 blessés (dont 13 officiers et 6 Aspirants, parmi lesquels l’Aspirant Marcel Auguste Marius VACHEY, mortellement blessé) et 401 disparus.
Dans la nuit du 15 au 16 avril 1917, le 44ème R.I. occupe les parallèles de départ du secteur du Godât qu'il a organisées en vue de l'offensive. Il est à l'aile gauche de la 14ème D.I., qui a pour mission de s'emparer du fort de Brimont en le contournant par le nord.
Son objectif final est la grande route de Reims à Neufchâtel, à 7 kilomètres du point de départ. Il est défendu par une première position étayée de points d'appui solides, par trois positions intermédiaires et des bois organisés ; plus de deux ans d'immobilité ont permis à l'ennemi de pousser jusqu'à la perfection ses lignes de défense, qu'une artillerie nombreuse a encore récemment renforcées.
Le 16 avril 1917, à 6 heures, le régiment, d'un seul bond, sort des places d'armes et monte à l'assaut.
Le lieutenant-colonel NIÉGER est, peu après, grièvement blessé sur la deuxième ligne allemande. Le commandant DE PELACOT prend alors le commandement.
À peine le 2ème bataillon de tête a-t-il enlevé la première position du Bois-en-Potence où son chef, le commandant VERGNE, trouve la mort, que les deux autres bataillons le dépassent.
Le 3ème bataillon, à gauche, s'empare d'une partie du Bois-Séchamp, mais il est obligé de stopper, le mont Spin restant toujours aux mains de l'ennemi. Il résiste là, toute la journée, à de furieuses contre-attaques et, sous le martèlement de l'artillerie ennemie, s'accroche au terrain dont il ne cède pas un pouce.
Le 2ème bataillon progresse vigoureusement à droite, constamment en avance sur l'horaire prévu. Il enlève successivement la partie sud du Champ-du-Seigneur, une ligne de tranchées intermédiaires, la voie ferrée de Reims à Laon et, avec quelques éléments du 3ème bataillon qui opèrent en liaison avec lui, il aborde les bois de la Grande-Tournière et de la Grande-Navière ; il s'en empare en même temps que des batteries allemandes encore en action.
Mais la situation est critique. Cette progression rapide de 4 kilomètres laisse le flanc gauche découvert. Pendant que le 1er bataillon s'organise hâtivement, le 2ème bataillon qui, malgré de lourdes pertes, a formé quelques groupes de combat, tente, avec des effectifs valeureux mais bien faibles, de boucher ce trou de 4 kilomètres et de se relier avec le 3ème bataillon.
Une forte contre-attaque ennemie se déclenche, un léger mouvement de repli est prescrit pour permettre à la division de se rallier et d'offrir une meilleure résistance. Sur cette nouvelle position, le régiment éprouvé s'installe, soutient vigoureusement le combat pendant plusieurs jours, et enraye la poussée de l'ennemi.
La journée du 16 avril donne au régiment 550 prisonniers, dont 1 chef de bataillon et 8 officiers, plus de 30 mitrailleuses, un grand nombre d'engins de tranchées et 5 batteries d'artillerie de divers calibres.
Le 44ème R.I. a perdu, dans cette même journée du 16 avril 1917 : 50 tués [dont 4 officiers : capitaine adjoint-major Auguste MONDIN (3ème Bataillon), Sous-lieutenants Isidore Henri Lucien PENIN (2ème Cie), Paul FLUCHOT (3ème Cie) et Antoine Marius ANGELETTI (6ème Cie)] – 489 blessés (dont 13 officiers et 6 Aspirants, parmi lesquels l’Aspirant Marcel Auguste Marius VACHEY, mortellement blessé) et 401 disparus.
- FOHLEN Yves le 27/02/2024
- DUCARROZ Laurent le 12/07/2025
- DUCARROZ Laurent le 03/08/2026
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