Claude Guillaume VÉFOUR
Sous-lieutenant - Armée française
Mort pour la France
Date du décès :
Commune du décès :
Berméricourt
Circonstances du décès :
Tué à l'ennemi au secteur du Godat
État-civil
Nom :
VÉFOUR
Prénom(s) :
Claude Guillaume
Date de naissance :
Commune de naissance :
Saint-Didier-sur-Rochefort
Département ou province de naissance :
Loire
Pays de naissance :
France
Domicilié à :
Parents à Vichy (03)) - A la conscription à Saint-Vérand (69)
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Nom du père :
VÉFOUR
Prénom du père :
François
Nom de la mère :
GONIN
Prénom de la mère :
Marie
Autre(s) information(s) familiale(s) ou généalogique(s) :
Né chez ses grands-parents paternels
Service militaire
Armée :
Armée française
Grade :
Sous-lieutenant
Régiment :
42ème Régiment d'Infanterie
Compagnie :
11e Compagnie
Classe :
1911
Lieu de recrutement (département) :
Loire
Lieu de recrutement (Commune) :
Montbrison
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Décoration(s) :
Croix de Guerre
Légion d'Honneur
Citation(s) :
Citation LdH : "Sous-Iieutenant au 42e rég. d'infanterie : officier animé d'un courage calme et froid et doué d'une grande énergie au feu. Le 19 avril 1917, a maintenu sa section dans une tranchée ennemie malgré les pertes, en a infligé de sévères à l'ennemi et permis le repli de certaines fractions du bataillon. Glorieusement tombé en fin d'action. A été cité." -
Matricule au Corps :
6391
Matricule au recrutement :
743
Autre(s) information(s) militaire(s) :
Chevalier de la Légion d'Honneur (posthume).
Croix de Guerre avec palme.
Incorporé le 09/10/1912 au 42e R.I.
Caporal en 1913.
Blessé le 08/10/1915.
Sergent le 01/04/1916.
Aspirant le 21/04/1916.
Sous-lieutenant le 14/09/1916.
Croix de Guerre avec palme.
Incorporé le 09/10/1912 au 42e R.I.
Caporal en 1913.
Blessé le 08/10/1915.
Sergent le 01/04/1916.
Aspirant le 21/04/1916.
Sous-lieutenant le 14/09/1916.
Pays recrutement :
France
Décès
Date du décès :
Circonstances du décès :
Tué à l'ennemi au secteur du Godat
Cause officielle de la mort :
Tué à l'ennemi
Lieu du décès (Commune) :
Berméricourt
Lieu du décès (Département) :
Marne (51)
Date de transcription de l'acte de décès :
Lieu de transcription de l'acte de décés (Commune et département) :
Brignais 69 - Rhône numéro du registre d'état civil1908/191
Autres informations
Mentionné sur le monument :
69 - Brignais - Livre d'or du ministère des pensions
69 - Lyon 04 - Plaque commémorative des instituteurs du Rhône
Informations complémentaires :
Note établie à partir du J.M.O. et de l’Historique du 42ème RÉGIMENT d’INFANTERIE
OFFENSIVE SOUS REIMS
En février et en mars 1917, le 42ème R.I. occupe un secteur entre Berry-au-Bac (Aisne) et Loivre (La Neuville, le Godât) (Marne). Il y exécute, sous de violents tirs d'artillerie, tous les travaux qu'exige la préparation d'une offensive.
Le 16 avril 1917, il attaque avec le 35ème R.I. à la hauteur de l'Écluse de Gaudart (1er Bataillon au centre, 2ème Bataillon à gauche, 3ème Bataillon à droite), traverse d'un seul élan le canal de l'Aisne et le marais de Loivre, franchit la voie ferrée de Reims à Laon et atteint le village de Berméricourt qu'il occupe et où il résiste énergiquement. Mais les unités qui l'encadrent n'ayant pu progresser, il doit abandonner une partie du terrain conquis : il ne s’y résout qu'en luttant pied à pied et en occasionnant de fortes pertes à l'ennemi.
Le 19 avril, malgré les vides creusés dans ses rangs, et après deux reports de 48 heures (obligeant la troupe à rester dans ses emplacements de tranchée, équipés et avec leur seul ravitaillement personnel), il attaque à nouveau, à 15h 08, en direction de Berméricourt, 1er Bataillon à droite, le 3ème Bataillon à gauche (dans le lequel le Sous-lieutenant Claude Guillaume VÉFOPUR commande une Section de la 11ème Compagnie).
À 16 heures, le 1er Bataillon a de nouveau franchi la voie ferrée et atteint les lisières Sud de Berméricourt. Le 3ème Bataillon, de son côté, a pris possession du pont sur la voie ferrée et fait de nombreux prisonniers dans les abris de la dite voie ferrée.
A ce moment, la progression est arrêtée par le tir violent de l’artillerie ennemie et surtout par le feu de très nombreuses mitrailleuses. L’ennemie contre-attaque sur toute la ligne avec une violence extrême. Les positions conquises sont cependant opiniâtrement conservées (c’est au cours de ces actions de résistance acharnée que le Sous-lieutenant Claude Guillaume VÉFOUR est tué).
A 18h 35, le Brigade fait connaître que l’attaque tentée à la gauche de 28ème Brigade n’a pu progresser et est arrêtée loin des lisières du Champ du Seigneur.
Les Bataillons du 42ème R.I. se trouvent par suite en flèche et il devient évident qu’ils ne peuvent plus conserver la totalité des positions conquises.
A 19 heures, le 3ème Bataillon doit abandonner le Pont de Berméricourt ; il résiste un temps dans la tranchée de Transylvanie où il est en liaison avec le 35ème R.I. De son côté, le 1er Bataillon occupe le boyau du Blanc de Craie, à l’Est de la voie ferrée, où il est en liaison avec le 23ème R.I.
Bientôt, la tranchée de Transylvanie elle-même doit être abandonnée, et la tranchée de Cologne (où une garnison de sûreté avait été placée) est réoccupée par le 3ème Bataillon.
A 20 heures, le Chef de bataillon MARION, commandant le 3ème Bataillon, reçoit l’ordre du Lieutenant-colonel commandant le secteur, de prendre en charge tous les éléments qui se trouvent dans la tranchée de Cologne et le boyau du Blanc de Craie, à l’Ouest de la voie ferrée (3ème Bion, 1 Cie du 2e Bion (la 5ème Cie), canon de 37, 1 peloton de la C.M.2, éléments du 1er Bion du 35ème R.I.) avec ordre de s’y maintenir.
Les pertes du 19 avril 1917, pour le 42ème R.I. s’établissent ainsi :
Officiers : tués Capitaines Marcel Jules Auguste GAMBIER, Sous-lieutenants Adrien Vincent ASÉGLIO-CASTAGNOT, Raoul Louis Édouard de BOUVIER de CACHARD, Abel Ferdinand JUIGNET, Claude Guillaume VÉFOUR – Blessés : 4 – Disparus : 2
Sous-officiers et troupe : 41 tués, 145 blessés et 203 disparus.
OFFENSIVE SOUS REIMS
En février et en mars 1917, le 42ème R.I. occupe un secteur entre Berry-au-Bac (Aisne) et Loivre (La Neuville, le Godât) (Marne). Il y exécute, sous de violents tirs d'artillerie, tous les travaux qu'exige la préparation d'une offensive.
Le 16 avril 1917, il attaque avec le 35ème R.I. à la hauteur de l'Écluse de Gaudart (1er Bataillon au centre, 2ème Bataillon à gauche, 3ème Bataillon à droite), traverse d'un seul élan le canal de l'Aisne et le marais de Loivre, franchit la voie ferrée de Reims à Laon et atteint le village de Berméricourt qu'il occupe et où il résiste énergiquement. Mais les unités qui l'encadrent n'ayant pu progresser, il doit abandonner une partie du terrain conquis : il ne s’y résout qu'en luttant pied à pied et en occasionnant de fortes pertes à l'ennemi.
Le 19 avril, malgré les vides creusés dans ses rangs, et après deux reports de 48 heures (obligeant la troupe à rester dans ses emplacements de tranchée, équipés et avec leur seul ravitaillement personnel), il attaque à nouveau, à 15h 08, en direction de Berméricourt, 1er Bataillon à droite, le 3ème Bataillon à gauche (dans le lequel le Sous-lieutenant Claude Guillaume VÉFOPUR commande une Section de la 11ème Compagnie).
À 16 heures, le 1er Bataillon a de nouveau franchi la voie ferrée et atteint les lisières Sud de Berméricourt. Le 3ème Bataillon, de son côté, a pris possession du pont sur la voie ferrée et fait de nombreux prisonniers dans les abris de la dite voie ferrée.
A ce moment, la progression est arrêtée par le tir violent de l’artillerie ennemie et surtout par le feu de très nombreuses mitrailleuses. L’ennemie contre-attaque sur toute la ligne avec une violence extrême. Les positions conquises sont cependant opiniâtrement conservées (c’est au cours de ces actions de résistance acharnée que le Sous-lieutenant Claude Guillaume VÉFOUR est tué).
A 18h 35, le Brigade fait connaître que l’attaque tentée à la gauche de 28ème Brigade n’a pu progresser et est arrêtée loin des lisières du Champ du Seigneur.
Les Bataillons du 42ème R.I. se trouvent par suite en flèche et il devient évident qu’ils ne peuvent plus conserver la totalité des positions conquises.
A 19 heures, le 3ème Bataillon doit abandonner le Pont de Berméricourt ; il résiste un temps dans la tranchée de Transylvanie où il est en liaison avec le 35ème R.I. De son côté, le 1er Bataillon occupe le boyau du Blanc de Craie, à l’Est de la voie ferrée, où il est en liaison avec le 23ème R.I.
Bientôt, la tranchée de Transylvanie elle-même doit être abandonnée, et la tranchée de Cologne (où une garnison de sûreté avait été placée) est réoccupée par le 3ème Bataillon.
A 20 heures, le Chef de bataillon MARION, commandant le 3ème Bataillon, reçoit l’ordre du Lieutenant-colonel commandant le secteur, de prendre en charge tous les éléments qui se trouvent dans la tranchée de Cologne et le boyau du Blanc de Craie, à l’Ouest de la voie ferrée (3ème Bion, 1 Cie du 2e Bion (la 5ème Cie), canon de 37, 1 peloton de la C.M.2, éléments du 1er Bion du 35ème R.I.) avec ordre de s’y maintenir.
Les pertes du 19 avril 1917, pour le 42ème R.I. s’établissent ainsi :
Officiers : tués Capitaines Marcel Jules Auguste GAMBIER, Sous-lieutenants Adrien Vincent ASÉGLIO-CASTAGNOT, Raoul Louis Édouard de BOUVIER de CACHARD, Abel Ferdinand JUIGNET, Claude Guillaume VÉFOUR – Blessés : 4 – Disparus : 2
Sous-officiers et troupe : 41 tués, 145 blessés et 203 disparus.
- DUCARROZ Laurent le 03/08/2026
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